|
|
|
|
Caveau : les heures d'automne : de 9 h 00 à 12 h 30 de 13 h 30 à 18 h 30 Pour venir chez nous le plan coordonnées GPS 43° 4' 041" N 05° 11' 814" E |
| Nos coordonnées QUALITE FRANCE |
|
les conditions d'accès aux massifs forestiers
|
Vendanger 2011 paraissait compliqué fin août, les maturités semblaient hétérogènes, l'alternance de météo sèches, pluvieuse, bruineuse, chaudes, fraiches ... contribuaient à abîmer les pellicules, l'incertitude pouvait dominer. Mais le mistral s'est levé, entamant une période de temps assez calme et propice à la maturité.
Au fil de la récolte le millésime commence à se dévoiler, les acidités sont équilibrées, les degrés, faibles au démarrage, atteignent des niveaux corrects pour élaborer sinon de grands rouges, au moins des rouges sérieux voire plus, nous le saurons dans les jours à venir.
Sur la photo, la cuvée B vinifiée en vin nature.
(...) Mi-juillet 2011, ce millésime est fuyant, comme la météo qui le porte. Nous avons passé en revue et subit tous les mois de l'année en quinze jours. Nous avons vécus tour à tour en septembre, avril, octobre ou mai mais jamais en juillet. A part d'alimenter les conversations de comptoir, nous ne savons pas comment la vigne intégrera cette météo versatile.
La véraison à commencé en tout secteur. Le mildiou aurait pu s'installer suite aux pluies de mi-juillet, mais un mistral persistant l'en empêche. L'oïdium aurait pu s'installer, mais la pluie aura limité son extension et la véraison le freine.
Alors qu'est-ce qui alimente l'angoisse du vigneron ? Justement cette météo en vrac. Les conditions autour des vignes sont humides dès que le mistral se calme, les nuages rodent à l'horizon, les repères sont brouillés. Juillet n'a pas tranché, c'est août comme d'habitude qui décidera de ce que sera la vendange, à moins que ce ne soit septembre ? En attendant la vigilance s'impose .
La météo de ce printemps fut un peu désordonnée. Début mai a remplacé juin qui s'est retrouvé en avril. De ce jeu de carte sans ordre apparent, la vigne n'en garde aujourd'hui aucune trace, le feuillage est superbe.
Au niveau sanitaire, quelques taches de mildiou dans les parcelles les plus humides rappellent les passages pluvieux de la fin du printemps , rien de plus à signaler, le mistral persistant maintient la situation saine, l'oïdium est sous contrôle.
L'avance végétative est difficile à estimer, huit à dix jours sans doute, mais les nuits sont fraiches pour la saison, nous devrons traverser juillet et août, pour savoir. Une pluie, une semaine de canicule tout peut encore changer.
Quelques minutes après l'orage, le soleil revient, il est 20 h 00 .
Je m'attendais à trouver le feuillage trempé, et bien non.
Les feuilles, un peu cireuses, ont évacuées l'eau immédiatement. Décidément la nature est bien faite.
l'efficacité attendue dépendait du dispositif. Une fois le dispositif enclenché...il fallait intervenir le moins possible.
l'essentiel des photos de cette video proviennent de cette parcelle ( vous pouvez mettre du son )
Ah la biodiversité fonctionnelle c'est chouette ! Parfois elle nous submerge, et en plus c'est beau. Maintenant il faut aussi inventer les outils et les méthodes pour canaliser cette énergie, pas toujours facile surtout en année pluvieuse.
Notre parcelle "vitrine" est envahie de chrysanthème, drôle de mauvaise herbe et curieuse évolution de notre mélange vitifleur. Pourquoi les margerites ? Sans doute à cause de cet hiver pluvieux et froid. Quoi après ? Et bien ce sera la surprise.
" Comment, Monsieur, vous ne maitrisez rien ? " fit la grosse voix offusquée ...
et non , en tout cas pas ça.
...A Château Bas la question du bio est dépassée depuis belle lurette ; on réfléchit et l’on intervient le moins possible,
selon le principe taoïste du “ne rien faire et tout faire”. “Plus il y a de biodiversité, plus le système est stable ; à nous d’être garants de son bon fonctionnement. C’est
la raison pour laquelle le travail du vin se fait dans la vigne.” ( la suite de l'article )