Dimanche 30 septembre 2007
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le web fourmille de conseils pour accomoder les vins et les mets. Cet article, bien documenté vous éclairera sur les bonnes associations entre nourriture et vins rosé, bonne lecture
.
Jeune, frais et fruité, le rosé est un vin sur mesure pour l'été. Il fait toujours bonne figure à l'apéro et convient à une foule de plats. En voici une sélection pour égayer les
beaux jours.
Par France Giguère
Le rosé est-il un mélange de vin blanc et de vin rouge?
Pas du tout. En fait, le rosé s'obtient le plus souvent par saignée, un terme à l'image du procédé, qui consiste à saigner les cuves de rouge, c'est-à-dire à retirer le jus de raisin rouge avant
qu'il ne soit trop coloré. Pour bien comprendre ce processus, il faut savoir que c'est le pigment de la peau des raisins qui donne sa couleur au vin.
Donc, pour faire des vins rouges, il faut des raisins rouges. Même
chose
pour les rosés. La différence, c'est le temps de macération. Ainsi, pour les rosés, on laisse macérer le jus de raisin avec les peaux pendant une période allant de quelques heures à une
demi-journée, comparativement à quelques jours, voire des semaines, pour les rouges.
Frais et léger, le rosé se laisse volontiers déguster seul, à l'apéro, par exemple, ou avec de petites bouchées.
Mais il accompagne aussi une foule de plats froids ou chauds. Comme il vient souvent du sud de la France, les spécialités de la région, comme la
bouillabaisse ou la salade niçoise, s'harmonisent très bien avec lui. On le sert aussi avec les poissons, les moules et le homard, et il convient bien à certains
plats italiens comme la pizza aux fruits de mer. Surtout, il fait merveille avec les grillades de volaille et de porc, et tous les genres de saucisses, même les merguez.
Attention aux salades: en général, vinaigres, vinaigrettes et moutardes ne font pas bon ménage avec le vin à cause de leur acidité. Enfin, la légèreté du rosé le rend incompatible avec des plats
costauds. C'est sans doute la raison pour laquelle il n'a vraiment pas le même goût en plein coeur de l'hiver.
La bonne température
Un vin trop froid ne révèle pas ses arômes et ses saveurs. Trop chaud, ses arômes s'évaporent rapidement et ses défauts se détectent plus facilement. Voilà pourquoi la température de service est
si importante. On conseille de servir les rosés ordinaires entre 6°C et 8°C, et les plus fins entre 8°C et 10°C. On peut toujours refroidir la bouteille au congélateur, mais, si on l'oublie, elle
risque d'exploser. Le meilleur moyen de refroidir un vin, c'est encore le seau à glace, qu'on remplit d'une quantité égale d'eau et de glaçons (c'est important d'avoir les deux). Rafraîchi ainsi
de 15 à 30 minutes, le rosé est prêt à boire. Si on a le temps, le frigo est aussi un bon allié: il faut compter au moins deux heures pour que le vin atteigne la bonne température.
Le verre idéal
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il existe un verre à rosé; évasé vers le haut, il permet de mieux savourer les arômes de fruits. Bien sûr, il faut être un peu maniaque pour s'en
procurer, car un verre à vin blanc peut très bien faire l'affaire. Ce qui importe, c'est de remplir les verres à moitié pour que les précieux parfums puissent se libérer. Ce principe s'applique à
tous les vins d'ailleurs.
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