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histoire

Dimanche 22 avril 2007 7 22 04 2007 16:27
L'HISTOIRE DE LOU VERNÈGUES
 

La commune de Vernègues est située à l'extrémité ouest de la chaîne des Côtes, la position dominante de son plateau, le Grand Puech, en fait un lieu privilégié pour l'occupation humaine depuis l'époque néolithique. De cette éminence, on domine au nord une grande partie de la vallée de la Durance, de Lauris à Cavaillon et au sud, derrière la vallée de Cazan où se trouve la propriété de Château Bas, le regard porte de la montagne Sainte Victoire jusqu'à l'Etang de Berre.

La succession des époques a marqué de façon indélébile le territoire de ce village. Des abris néolithiques au village actuel, les restes laissés par les anciens habitants des lieux sont encore visibles au détour de chaque chemins.On retrouve donc plusieurs sites néolithiques, les plus marquants étant situés dans la vallée en contrebas du village et sur le plateau du Grand Puech où l'on trouve des abris encore en très bon état de conservation.

A l'époque protohistorique, un habitat perché, l'oppidum de Saint Jean, se développe à l'ouest du plateau où de nombreuses traces dans le rocher font encore s'interroger les chercheurs quant à leur signification exacte.

Le territoire a été fortement marqué par l'occupation gallo-romaine dont on retrouve des vestiges et des témoignages toponymiques :

- Le temple de Diane du I er siècle avant J.-C et l'agglomération qui l'accompagne.

- Le Camp Caïn qui tire son nom d'un ancien camp militaire bâti sous la direction d'un "général" romain, Caïus Marius ou encore le quartier des Carlats, nom dérivé du nom gaulois Cartilius.

 
 

Au XI ème siècle, les deux châteaux appartiennent à l'archevêché d'Arles et au XII ème siècle il n'est plus fait mention que d'un seul castrum, l'Alvernicum. Ce dernier correspond au vieux village et à son château détruits par le tremblement de terre de 1909. Bâti sur l'escarpement rocheux il est naturellement fortifié et dominé par le château, typique de l'architecture féodale de Provence.

Au XII ème siècle, le village se développe donc sur le flanc sud du Grand Puech. Du XIII ème siècle au XV ème siècle on assiste à une dispersion de l'habitat agricole dans la cuvette de Cazan, visible encore aujourd'hui avec la ferme bergerie de l'Héritière du XIII ème siècle, le mas de Vinsargues et la demeure seigneuriale de Château-Bas établis au XV ème siècle.

A la révolution, le vieux château, symbole d'un passé que le peuple veut oublier, est pillé et l'ensemble des biens seigneuriaux est vendu aux enchères.

 
 

Le 11 juin 1909, un tremblement de terre meurtrier détruit la quasi totalité du vieux village et du château féodal, obligeant les habitants à reconstruire un nouveau village au quartier des Jas en contrebas. Les ruines qui parsèment le flanc sud du plateau témoignent encore de nos jours de la violence du séisme.

 
Par pphilippe - Publié dans : histoire
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Lundi 23 avril 2007 1 23 04 2007 16:24
L'HISTOIRE EN DETAIL

C'est en 1442 qu'un riche habitant d'Avignon, Guillaume de Damian, rachète la seigneurie du Vernègues. Il n'obtient son titre de noblesse qu'en 1460, donné par Charles d'Orléans, comte d'Asti, d'où est originaire la famille De Damian.

Dès le rachat de la seigneurie, il semblerait que la famille se soit installée dans la demeure seigneuriale de Maison Basse dont l'emplacement n'est pas encore reconnu; sans doute à l'emplacement du château actuel sur les restes d'une agglomération antique à vocation agricole et viticole, celle-ci étant attestée en prospection archéologique.

A l'origine il semblerait que le château ait eu un aspect semi-fortifié, bâti avec ses quatre tours d'angles sur une terrasse comprise entre le temple antique et le parking actuel. Il est avéré qu'il a été entouré par un fossé car il est fait mention d'un pont mobile dans un inventaire des biens de la famille De Damian du début du XVIII ème siècle, situé à l'entrée Est du château.

En 1750, la seigneurie est vendue aux enchères par décision judiciaire et c'est l'ancien trésorier des états de Provence, Henry Gautier du Pöet qui en devient le propriétaire. Sa famille gérera la seigneurie jusqu'à la Révolution qui la pousse à émigrer, l'ensemble des biens étant alors vendu et les propriétés divisées.

Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, comme la plupart des domaines agricoles méditerranéens, Château Bas pratiquait la polyculture et l'élevage : céréales, vignes, oliviers et élevage ovin.

On retrouve de nombreuses traces et mentions d'aménagements en relation directe avec ces activités, pressoirs à chapelle du XVIIIème siècle, tonneaux, prairies, vieux oliviers, bergeries et écuries.

Aujourd'hui, le Château abrite dans son cadre exceptionnel une exploitation viti-vinicole de renommée qui vous convie à la découverte de ses monuments, parmi les plus beaux de la région.

En contournant le château, sur le chemin qui mène au temple, dans un décor où sont mêlés vignes et cerisiers, on peut apercevoir les restes de la margelle monolithe d'un puits antique ainsi que le contrepoids d'un pressoir de la même époque. Ces blocs ont été marqués par les charrues, traces qui témoignent de leur enfouissement pendant plusieurs siècles.

Immédiatement après, sur ce même chemin le long du mur du parc, on peut voir l'arasement d'un mur antique, sorte d'introduction à l'image étonnante empreinte de romantisme du temple de Diane et de la petite chapelle Saint Césaire, cachés sous les frondaisons en arrière du château.

Le temple de Diane est daté de la décennie 30 à 20 avant notre ère. Il se place au centre d'un péribole semi-circulaire, face à une source qui fut sans doute l'élément fondateur de ce monument. Ces restes permettent de se représenter assez fidèlement son état d'origine. Temple corinthien tétrastyle, il devait donc comporter deux rangées de colonnes, quatre en façade et deux en arrière dont celle encore visible aujourd'hui. Derrière se trouvait la cella ou salle, encadrée de pilastres aux quatre coins. Devant, entre deux avancées du podium, un escalier dont certaines marches étaient encore conservées au XVI ème siècle permettait d'accéder au temple. La petite colonnette que l'on peut voir au dessus de la chapelle fait sans doute partie d'une ouverture opérée dans le mur à l'époque mérovingienne2# ou carolingienne3# lors d'une probable réutilisation du bâtiment comme église, l'artisan ayant alors repris le vocabulaire corinthien des colonnes du temple.

Par pphilippe - Publié dans : histoire
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 01 2008 23:26
Le Poinct de la lune pour la taille de la vigne, parcreue et estant en port, sera une année en croissant et l'autre en décours: afin de l'entretenir en bon estat, par les diverses propriétés observées en telle planète. Car puis que par influence céleste, toute couppe de bois, faite lors que la lune croist, produit plus de bois, que quand elle décroist: et au contraire, plus de racine; la vigne par ce moyen est accomodée de ce qu'elle désire, par compensation de différentes facultés, se fortifiant du pied en une année, et se fournissant de rameaux Taille2.gif , en une autre: dont elle se rend capable de fructifier abondamment, et longuement.
Quant au temps; il sera limité par le fonds de la vigne et espèces de ses complants, selon l'adresse du planter. Si la vigne est assise en coustau chaud, de terre maigre et sèche, et composée de races ayans petite mouelle ; sera couppée le plustost qu'on pourra après que ses fueilles seront cheutes : au contraire, le plus tard, celle qui est posée en platte campagne, de terre grasse, humide, et froide, fournie de complant de grosse mouelle. Et où qu'elle soit assise, ne de quelles espèces complantées, tous-jours choisira-on un beau jour pour la tailler, non importuné de froidures ni d'humidités, comme a esté remarqué. Parquoi en un endroit faudra mettre la serpe devant l'hyver, et en autre après. Le plus-tost est limité au mois d'Octobre, le plus-tard en celui de Mars : l'entre-deux sera bon pour les vignes qui sont ès lieux tempétés, dont le plus désirable temps est le mois de janvier : pourveu qu'il souffre le travailler. Ceci est tout asseuré, que la taille primeraine, faicte en la montée de la lune, cause abondance de bois aux vignes : et la tardive en sa descente, au contraire, n'en faict produire que bien peu. L'observation de ces deux contrariété est du tout nécéssaire. Car par le premier moyen, on remédie aux vignes lan-guissantes ; et par le second , aux trop abondantes en bois : dont les unes et la autres se perdent, bien que par contraires chemins, mais par là sont-elles remises en estat de bien fructifier. A ceste-là donnant vertu et force, la taille avancée, pour lui faire produire du bois, dont elle a faute : et à ceste-ci, la retarde, lui rabbatant son trop d'orgueil et luxure qui la surcharge en rameaux, l'empeschant de fructifier, par y employer toute sa substance. Et ce en lui faisant vuider en larmes telle sur-abondante humeur, qu'en grande quantité l'on void distiller au printemps. Ne craidrés donques d'user de ces remèdes autant longuement que vos vignes le requerront : assavoir, deux, trois, quatre ans de suite, et en somme jusqu'à ce que verrés y avoir de l'amendement. Aussi noterés ceste maxime générale ; que plustost la vigne est taillée, plus elle jette de bois. Et au plus tard, plus de fruict. ( Olivier de Serre (1539-1619) - Le théatre d'Agriculture et mesnage des champs )
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 01 2008 11:16
différentes tailles en France
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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 01 2008 22:43


Les images ci dessous sont tirée d'un excellent livre de la fin du XIXème siècle.
D'ailleurs, si vous souhaitez connaitre le paragraphe qui parle de votre région, écrivez moi, je le mettrai en ligne.

     Dans l'introduction l'auteur, Joseph PERRAUD, rappelle les principes de la taille de la vigne:
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Par pphilippe - Publié dans : histoire
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Lundi 10 août 2009 1 10 08 2009 23:39
Par pphilippe - Publié dans : histoire
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