Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

navigation


Le caveau passe en heure d'été :
de 9h00 à 12h30

de 13h30 à 18h00 

du lundi au samedi

de 10h00 à 12h30

de 14h30 à 18h00

Dimanche et jours feriés

        

Pour venir chez nous
le plan
coordonnées GPS

43° 4' 041" N
05° 11' 814" E

Pour venir chez nous
(google map)
plan de Vernègues
Nos coordonnées VERITAS
 the organic agriculture certificate in english

 les conditions d'accès aux massifs forestiers

 

Hotels near Vernegues Roman Temple:

Recherche

23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 18:20
 

2 janvier 2006. l'année est défaite des scories de 2005. En une nuit le vent passe au nord. Nos tailleurs connaissent bien le tarif de ces hivers; double épaisseur de pantalon et de chaussette, thermos de café ou de thé, feu de bois pour se réchauffer au bout de chaque rangée. Mais ce qu'ils craignent par-dessus tout c'est le mistral qui transperce tout.

- Quinze centimètres de neige sont tombés fin janvier. Sale temps pour les piafs, et ce n'est pas seulement le froid qui est en cause, les oies ne traversent pas nos vallées et nous surveillons les animaux morts.

- Ca y est quand même troisième semaine de mars, enfin les amandiers sont en fleur, serait-ce le printemps ?

- Oui, mais il hésite, suspendu, à quoi ? À la pluie sans doute car nous voilà fin mai et toujours rien en vue, la situation est déjà un problème.

- Comment fait l'herbe pour pousser, et les céréales ? Et…la vigne.

- Fin mai, il fait un temps… de fin février, pas que chez nous certes, mais le vent s'est mis de la partie, froid et sec, les parka ressortent et Rolland Garos est vide.

31 mai 2006 La Provence titre : Feux de Forêts : L'été de tous les dangers

- Les feux de la Saint jean et la lune nouvelle accompagnent un changement de temps. La floraison s'est bien déroulée. On signale vers Rognes des dégâts de gel début juin, inutile de préciser que ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout dans la norme!

- Le mistral s'est calmé, l'air est lourd, tous les soirs des nuages pointent à l'horizon. Même qu'un samedi il a plu…8 millimètres, un déluge ( mettez l'accent sur le dé!)

Comment réagit la plante ? Pour l'instant ( fin juin ) pas trop mal, étonnement bien même, les grains atteignent la taille d'un petit pois, c'est une croissance presque normale, le feuillage est d'un vert presque sombre, signe que la plante est correctement nourrie, comment fait-elle ? Pourtant à quelques signes, l'observateur avisé s'aperçoit que la floraison a été plus longue que d'habitude, interminable, même, au point qu'encore aujourd'hui des fruits ne sont pas encore formés et qu'une multitude de pétales blancs sont encore visibles, ensuite, au bord de certaines parcelles au sol moins profond, des grappes entières ont totalement brûlés.

- Juillet s'annonce interminable. D'une demi-finale, d'une canicule annoncée. Passé trente cinq degrés l'esprit s'affole, comment la vigne pourra t'elle survivre longtemps à ce régime? Les nuits ne sont pas fraîches.

- 6 juillet un ciel rouge et jaune éclaire le petit matin. Des orages au loin laissent penser qu'on pourrait bien avoir un peu d'eau. Certains matins l'histoire s'accélère, l'attente rend nerveux, le ciel de plomb évoque la planète mars, ou l'équipe de France de foot en finale qui n'évoque…rien que la fête… L'orage éclate comme dans les films, mais loin, scènes de vie d'ici et d'ailleurs.

- 12 juillet – les temps changent, le notre aussi, une sécheresse historique pourrait bien laisser la place à une fin d'été pourri, mais n'allons pas trop vite !

- Non n'allons pas trop vite, une sécheresse historique est dépassée par une autre, l'histoire se répète et pourrait devenir la norme, enfin c'est ce que disent les prévisionnistes, que ne savent-ils pas ?

- Fin aout, l'été avance, les échéances se rapprochent, et toujours pas d'eau, il en est tombé, paraît-il, pas loin, de la grêle avec, alors…

- Alors il va falloir se battre encore avec pas grand chose, visiter la vigne plutôt le soir tard ou le matin tôt que pendant les journées plombées de chaleur. La grappe est visible maintenant nous sommes fin août , la végétation est toujours verte, comment? Comment tout savoir !

-         Curieuses vendanges où les remorques croisent les camions de pompier ou nous parlons d'aller à la plage, mais nous parlons beaucoup trop.

-         Curieuses vendanges, les températures s'affolent, les degrés aussi, les repères sont brouillés et nous nous débattons dans les replis de cette histoire pour sortir du jeu notre épingle.

 

Et voilà les des jetés. Ce qu'on osait se dire en début de vendange, il faut bien se le dire à la fin car le résultat est là, la récolte n'est pas bonne, il en manque !

Il en manque même beaucoup, malgré les raisins plus nombreux que l'an passé, mais quand ça veut pas …

Alors puisqu'il faut bien en parler, oui la qualité est au rendez-vous, oui les degrés aussi et les problèmes qui vont avec, fermentaires entre autres, mais depuis 2003 nous commençons à avoir l'habitude!

Mais puisque tout n'est pas tout noir, nous avons quelques sujets de satisfaction. Des plantiers qui commencent à produire des vins intéressants qui viennent confirmer des intuitions déjà anciennes, puisqu'il faut bien sept ans, une éternité, entre la décision de planter et la première récolte ! 

Des techniques en cave qui donnent satisfaction ( débourbage statique et long pour les rosés ) et procurent plus de confort pour les opérateurs en cave.

 

Alors il va falloir tirer les conclusions de cette année 2006, se remettre à travailler avec en toile de fond cette sécheresse qui semble n'en plus finir, Noël se profile à l'horizon alors que le climat est à l'automne, qu'en dire, 2007 est parti ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by pphilippe - dans chroniques
commenter cet article

commentaires

Articles Récents