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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:05

Le vinificateur de rosé est un équilibriste qui doit extraire du raisin juste ce qui est nécessaire. Trop extrait, et son rosé sera exubérant certes, mais aussi lourd et vulgaire. Pas assez, et il n'exploitera pas tout le potentiel de sa récolte et son vin paraîtra mince, inaudible.

A le dire aussi simplement, l'auditeur pourrait penser que le vigneron pourrait s'équiper d'une montre, à bas prix, pour mesurer une bonne fois pour toute le temps de la macération entre les peaux et le jus. Puis il suffirait de comparer les couleurs obtenues, d'en tirer un nuancier, puis une abaque et hop! La recette universelle de la fabrication du rosé de Provence serait dans la boite et ... passer à autre chose, après tout dans les livres de cuisine tout est minuté, pesé, et ça marche.

Pardi ! Voilà plus d'une vingtaine d'année que je dis aux stagiaires que nous ne ferons pas le futur millésime en rosé comme nous avons fait l'ancien et que nous n'avons pas vinifié cette année comme l'année précédente. Vingt années, au moins, trente au plus, que les pratiques, les approches, les techniques s'empilent ( parfois trop ) autour de cette couleur, faisant du vin rosé au moins un sujet de satisfaction positive entre nous :

" ...ha le rosé, il a quand même bien progressé, hein ?"

par les temps qui courent ce n'est pas rien.


Pourtant, malgré la somme d'informations à notre porté, le rosé reste toujours un vin "pas difficile à faire, mais facile à rater ..."

L'ensemble des paramètres à respecter sont suffisamment fluctuant d'une année à l'autre pour que nous soyons encore, au bout de toutes ces années, avec la boule au ventre vers la fin du mois d'août à nous demander comment nous avons fait l'année précédente. Ca s'appelle le trac, cela signifie que nous devons remettre nos connaissances et nos pratiques sur la table, que la vendange à venir sanctionnera le travail de l'année, la pertinence avec laquelle nous avons pensé la culture, l'habileté avec laquelle nous aurons su négocier avec le climat, comme un marin avec le vent.

On comprend que, dans ces conditions, la dextérité du petit boutiquier qui assemblera ses vins blancs avec un peu de rouge, semble bien plus abordable.

Santé !


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Published by pphilippe - dans chroniques
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